Montréal : aux portes de l’univers

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« La recherche de la vie et de notre identité en tant qu’humain est importante. Je pense qu’elle inspire tout le monde », déclare Marie-Ève Desrochers, étudiante à la maîtrise, département de physique, Université de Montréal et boursière de l’Institut de recherche sur les exoplanètes (iREx).

L’infiniment petit et l’infiniment grand fascinent. Changer d’échelle nous permet d’envisager l’univers d’un autre œil et de faire avancer nos connaissances. Montréal tient d’ailleurs une place de plus en plus importante pour comprendre notre planète, ce qui s’y passe et le monde qui l’entoure.

« La recherche de la vie extraterrestre et l’étude des exoplanètes sont des domaines en pleine effervescence, et Montréal se positionne comme un pôle mondial de ce domaine », confirme René Doyon, professeur, département de physique, Université de Montréal et directeur de l’iREx.

Plusieurs projets sur le campus ont pour mission de placer l’humain dans l’univers, mais aussi en perspective dans son environnement géopolitique. Outre l’Institut de recherche sur les exoplanètes (iREx) qui se consacre à l’exploration robotique de notre système solaire et à la construction d’observatoires astronomiques puissants, la communauté de chercheurs du Centre d’études et de recherches internationales (CÉRIUM) développe des connaissances poussées sur les questions internationales.

La compréhension de l’humain et de son univers fait avancer notre société. Le campus y participe à toutes les échelles.

Retombées

  • Marier la recherche fondamentale et la philosophie.
  • Déterminer la place de l’humain dans l’Univers afin d’avoir un rapport au monde différent.
  • Créer des outils avancés comme le spectropolarimètre infrarouge qui détecte des planètes comparables à la Terre.
  • Susciter l’intérêt des jeunes pour la science.
  • Développer la culture scientifique et le désir de repousser les connaissances.
  • Inciter à la collaboration et apprendre à travailler avec l’autre.

Des liens solides se créent

Plusieurs projets ont comme objectif d’ouvrir le campus au monde et de créer des maillages entre les étudiants venus de différents pays.
C’est le cas des bourses d’études du Fonds sino-canadien Bin Zhang-Niu Gensheng qui permettent à des étudiants de l’Université de Montréal d’aller étudier en Chine ou celui des bourses de la Fondation Stavros Niarchos qui permettent à des étudiants grecs des cycles supérieurs de venir étudier à l’Université de Montréal.

Des dons pour ouvrir le monde

Les philanthropes ont du talent pour investir dans des projets qui explorent ce qui se passe ailleurs afin de mieux comprendre ce qui se passe chez nous. Ils ouvrent des portes qui encouragent les étudiants à aller plus loin.

« Dans les sciences, comme dans la recherche des exoplanètes, les avancements technologiques sont importants. J’ai aidé à financer de nouveaux développements pour les télescopes, les instruments et les ordinateurs », explique Lorne M. Trottier, philanthrope et cofondateur de Matrox.

La Fondation Trottier a fait un don d’un million de dollars pour aider les chercheurs de l’iREx à trouver de la vie ailleurs dans l’univers.

Pour sa part, la Fondation Stavros Niarchos et les hommes d’affaires chinois Bin Zhang et Niu Gensheng ont versé chacun un million de dollars à l’Université de Montréal pour favoriser les échanges d’étudiants internationaux.

Un potentiel exponentiel

« L’iREx est un groupe en pleine expansion, explique Marie-Ève Desrochers. On était à peine 15 personnes il y a 2 ans. Maintenant, on est plus de 50 ! L’iREx a aussi réussi à attirer des chercheurs et des professeurs de partout dans le monde. »

En puisant dans des domaines différents, l’iREx, le CÉRIUM et les bourses contribuent à l’avancée de différents projets. C’est un processus complet et complexe qui interpelle et qui nourrit notre « nous » collectif. Il s’agit de comprendre l’Humain pour mieux appréhender l’Humanité.

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