Le CÉRIUM, une plateforme de maillage entre les praticiens, professeurs, chercheurs et étudiants du campus

8 juin 2016, 15h57

Chroniques de campagne

J’ai eu la chance, au cours de ma carrière, d’occuper plusieurs fonctions telles que directeur général du parti Libéral du Québec, chef de cabinet des premiers ministres Robert Bourassa et Daniel Johnson, président de BCP et délégué général du Québec à New York. Malgré ces défis stimulants, j’ai toujours gardé dans mon cœur une place de choix pour l’enseignement, profession que j’ai exercée au secondaire pendant 11 ans et aussi comme professeur invité à Concordia et à l’Université de Montréal. Même si mon parcours professionnel m’a amené à faire des rencontres enrichissantes, l’échange professeur-étudiant me manquait.

Heureusement, j’ai l’opportunité de vivre à nouveau cette passion, et cette fois-ci, au niveau universitaire. En effet, en plus d’occuper le rôle de directeur exécutif de la grande campagne Campus Montréal, je suis professeur invité au Centre d’études et de recherches internationales (CÉRIUM) pour partager mon expertise sur la politique américaine. La mission du CÉRIUM, qui est de favoriser le développement des connaissances sur les questions internationales, s’accomplit à travers des activités de recherche, de formation et de rayonnement.

Le CÉRIUM est, selon moi, un centre de recherche incontournable sur le campus. Il met de l’avant des méthodes de formation qui favorisent un maillage entre les praticiens, professeurs, chercheurs et étudiants. Dans les dernières années, j’ai enseigné à l’école d’été et prononcé des conférences, et chaque fois, j’ai été enthousiasmé par la qualité des échanges. D’ailleurs, en mars dernier, en collaboration avec le département de sciences politiques de l’Université de Montréal, le CÉRIUM m’a invité à une discussion autour de mon livre La politique dans la peau. Trois chercheurs ont présenté leurs réflexions sur un thème important du livre : Martin Papillon, professeur agrégé au département de sciences politiques de l’UdeM, sur la question autochtone; Éric Bédard, historien, sur la question constitutionnelle; et Alison Smith, doctorante en sciences politiques, sur l’engagement de la jeunesse.

Les chercheurs avaient analysé mon livre en profondeur, ce qui a généré des questions pointues. De plus, les étudiants et invités ont enrichi la période de questions prévue à la fin de la causerie. Ainsi, chacun a pu émettre son point de vue et profiter d’un incroyable partage de connaissances interdisciplinaires. Pour ma part, je suis ressorti de cette causerie avec l’impression d’avoir poussé encore plus loin ma réflexion sur les thématiques du livre, mais aussi, sur la politique en général, puisque les questions ont porté sur divers sujets tels que ma vision de la démocratie, le référendum de 1995 et le vote représentatif. Ce type d’événement a une valeur pédagogique importante puisqu’elle génère de vives discussions auxquelles les étudiants contribuent activement. Il s’agit d’un sain brassage d’idées.

Il va sans dire que le CÉRIUM est un centre de recherche inestimable pour la société. En effet, en plus de produire l’émission Planète Terre, dans laquelle des experts du CÉRIUM et leurs invités commentent l’actualité internationale, l’expertise des chercheurs est souvent requise dans les médias pour analyser divers enjeux. Ce partage de connaissance est nécessaire pour faire évoluer une société et démocratiser le savoir. Pour ma part, je suis heureux de retrouver l’échange professeur-étudiant qui me stimulait tant au début de ma carrière. J’ai toujours affirmé à quel point j’ai foi en l’avenir quand je côtoie des jeunes. En entendant la profondeur des idées présentées par les étudiants au CÉRIUM, je suis convaincu que ma confiance en l’avenir est justifiée.

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