La philanthropie universitaire pour la vitalité de notre société démocratique

19 mai 2016, 13h53

Chroniques de campagne

Tout récemment, j’ai écouté le passionnant Débat Munk auquel la Très Honorable Louise Arbour, coprésidente de Campus Montréal, a participé. J’en ai tiré quelques réflexions qui me ramènent aux valeurs qui me sont chères. Je tenais à les partager.

En société et en démocratie, défendre et promouvoir ses valeurs nécessite un engagement solide. La philanthropie, dans cette perspective-là, est un outil formidable. C’est ce qu’ont démontré Mélanie et Peter Munk en finançant les débats biannuels qui portent leur nom. Lors du dernier Débat Munk, quatre experts dont Mme Arbour ont discuté de la crise de migration syrienne, continuellement le sujet de l’heure dans les nouvelles internationales, en y amenant leurs réflexions étayées.

En repensant à mon parcours en politique et en enseignement, je me suis dit que, à travers le temps, des problématiques complexes comme la migration et l’intégration de populations sont demeurées entières et pressantes dans nos sociétés. Il convient de réfléchir et de débattre de ces enjeux avec la plus grande honnêteté intellectuelle.  Ce qu’offre le Débat Munk, c’est un cadre de discussion avec des experts de différents domaines – droit, histoire, communications, sciences politiques dans ce cas-ci – pour que les idées clés émergent et que l’analyse publique se fasse de façon éclairée.

En amont de ce type de débat essentiel se situent les universités, que nos sociétés ont chargées des connaissances disciplinaires nécessaires à de tels échanges. Mais la vie quotidienne met en scène des acteurs en temps réel, qui doivent créer un sens en continu pour que l’ensemble de la société évolue dans les valeurs que nous partageons tous. Dans ma perspective, les philanthropes et les experts sont les acteurs de premier plan qui rendent possibles ces échanges en temps réel. Les étudiants comme ceux que je rencontre stimulent ces échanges par leurs questions et leur soif d’apprendre. Leur contribution est énorme, car ils ne se satisfont pas des limites du savoir – heureusement, ils les repoussent constamment en intégrant différentes disciplines pour mieux saisir les problématiques complexes auxquelles les nouvelles générations font face.

Ainsi, les philanthropes du monde universitaire sont des bâtisseurs de sociétés saines, justes et avisées. Les auditoires de discussions comme celles du Débat Munk – accessible comme événement à Toronto, à la radio et par le Web (notamment grâce au diffuseur public canadien) – sont les bénéficiaires de première ligne de l’engagement des philanthropes. Il faut s’en réjouir, car ces auditoires sont également électeurs, contribuables, collègues, clients, fournisseurs, voisins et citoyens. Et ce que je décris, c’est en quelque sorte la plus simple expression du rouage principal de la démocratie, qui carbure à l’éducation et qui avance par l’engagement.

Crédit photo : Débat Munk

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