La confiance qui vient avec le sain brassage d’idées

3 juin 2015, 16h13

Pour bâtir une société forte et affirmée, il faut miser sur l’éducation et le sain brassage des idées. C’est comme cela qu’émergent les réflexions les plus porteuses et que s’épanouissent les talents, au bénéfice de toute la population.

Au fil des heures qui ont suivi le décès de Monsieur Jacques Parizeau, j’ai été frappé de voir combien une société en santé sait aussi développer un climat de confiance en son potentiel et en son avenir. En effet, malgré les divergences d’opinions sur une destination ou sur une façon de mesurer un succès, des personnes qui ont à cœur le mieux-être de leurs concitoyens, qui ont confiance en leur intelligence et qui misent sur leurs institutions d’enseignement et de recherche, ne peuvent que célébrer le parcours démocratique que représente le brassage d’idées.

Nos établissements universitaires ont diplômé des personnes de grand talent au fil des ans. Cette année, l’Université de Montréal a décerné le plus grand nombre de doctorats au pays et a souligné la contribution exceptionnelle de Mme Nathalie Bondil, M. Clément Duhaime et M. Christian Gouriéroux en leur octroyant chacun le titre de docteur honoris causa. Lors de son allocution, Mme Bondil, directrice et conservatrice en chef du Musée des beaux-arts de Montréal, a souligné la vivacité de l’environnement culturel québécois. L’institution muséale qu’elle dirige nourrit l’intelligence et ouvre les horizons. En reconnaissant les accomplissements de Mme Bondil à cet égard, l’Université de Montréal en consacre l’importance pour la société.

Un an auparavant, l’Université octroyait un doctorat honoris causa à M. Jacques Parizeau. Lorsqu’il a accueilli ma main tendue en sortant de la cérémonie, il a eu la générosité de me dire son appréciation de ce moment en me rappelant avec respect le chef d’État, Robert Bourassa, que nous avons côtoyé tous les deux comme adversaire et comme bras droit. Dans cette poignée de main, outre la valeur que nous portions à ce moment solennel propre aux grandes universités du monde, il y avait toute la force de notre confiance mutuelle en l’avenir.

Je vous invite à lire également mon hommage à M. Jacques Parizeau publié dans le Journal de Montréal.

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