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Se souvenir pour elles

10 décembre 2014, 10h10

Chroniques de campagne

Le 6 décembre 1989, lors du drame qui est survenu à Polytechnique Montréal, j’occupais les fonctions de Directeur du Cabinet du Premier Ministre Robert Bourassa. C’est pourquoi on a eu la délicatesse de m’inviter à prendre la parole le 6 décembre lors de la vigile « Se souvenir pour elles ». J’y ai entendu des témoignages touchants de personnalités marquantes.

En plus de la vigile, plusieurs initiatives se sont tenues en parallèle pour le 25e anniversaire du drame. Elles sont toutes dignes de mention, mais je tiens à souligner la création de l’Ordre de la rose blanche Polytechnique Montréal et la Semaine de la rose blanche, qui font appel à la philanthropie pour changer les choses.

Ces initiatives sont soutenues par deux ambassadrices inspirantes soit, Madame Nathalie Provost, qui a accepté d’être la marraine de cette bourse, et Madame Michèle Thibodeau-DeGuire, présidente du Conseil de Polytechnique et première femme à obtenir un diplôme en génie civil de Polytechnique en 1963, qui a consenti à devenir la présidente du comité de sélection. Madame Thibodeau-DeGuire a aussi fait l’honneur à Campus Montréal d’être membre de son cabinet.

Nous avons entendu ces deux ambassadrices sur plusieurs tribunes, dont à Tout le monde en parle, dimanche le 7 décembre. Je rallie ma voix à leur témoignage en partageant le discours que j’ai prononcé lors de la vigile.

 

Remerciements

2 dates restent à jamais dans l’esprit du monde entier.

-22 novembre 1963 et 11 septembre 2001

On se souvient tous où on était, ce qu’on faisait.

Pour les Québécois, une 3e date restera à jamais gravé dans leur mémoire : 6 décembre 1989.

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Quand on œuvre en politique, on est souvent au centre des événements où on voit parfois le meilleur d’entre nous, parfois le pire.

Je venais d’être nommé chef de cabinet du Premier ministre Robert Bourassa, à peine quelques jours avant le 6 décembre 1989.

Le PM Bourassa, peu porté à démontrer ses émotions en public, a agi en privé comme un père de famille.

Ses premières paroles furent :

« Qu’est-ce qu’on dit à un parent dont la fille vient d’être assassinée? »

Il m’a aussi confié que sa première pensée a été pour sa fille Michelle.

Il souhaitait que le Québec vive ce deuil collectivement, qu’on démontre la plus grande compassion pour les familles et les survivants, et qu’on honore la mémoire des victimes par des funérailles nationales.

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Je me souviens encore aujourd’hui des obsèques où tout le Québec était réuni dans la tristesse et dans la solidarité.

Depuis quelques semaines, j’ai pu causer avec certains des acteurs politiques du moment, des gens qui ont été directement impliqués avec les autorités sur place, les intervenants et les médias de l’époque.

Tous s’en rappellent comme si c’était hier.

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Les propos inspirants et profondément humains de certains d’entre vous, comme Nathalie Provost et la famille Leclair méritent d’être répétés.

C’est Nathalie qui a fait appel aux jeunes filles « d’entrer en masse à Poly » et elle a dit aux garçons « ne pas se culpabiliser ».

Les parents de Maryse Leclair ont exprimé leur « confiance en la vie ».

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Depuis, plusieurs ont continué à mener des combats pour le contrôle des armes à feu, dans des causes reliées aux problèmes de santé mentale et de violence faite aux femmes.

Je sais que nous condamnons tous la violence en général, mais il reste qu’encore aujourd’hui, ce sont les femmes qui en sont davantage victimes.

Il suffit de consulter les données de Statistiques Canada et les registres d’Amnistie Internationale.

Il y a 25 ans, on vivait une tristesse collective.

Depuis, on a conservé la mémoire collective de ce drame, sans oublier les survivants blessés psychologiquement et physiquement.

Pour l’avenir, on doit poursuivre la volonté et le désir d’apporter des changements pour éviter un autre 6 décembre 89.

Comme Michelle Thibodeau-DeGuire l’a si bien dit :

« J’ai choisi de regarder en avant ».

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