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Hélène Lafortune, une employée qui fait la différence

15 mai 2014, 11h02

Talents d’ici

Hélène Lafortune est l’une des artisanes de l’ombre, dont l’investissement et l’expérience ont participé à faire la renommée de Polytechnique Montréal. Elle a travaillé 22 ans comme adjointe à l’exécutif pour l’Association des étudiants aux cycles supérieurs et 11 ans à la Direction de l’administration. Un parcours professionnel remarquable et empreint d’un engagement fidèle et profond envers la communauté étudiante.

Artisane de l’ombre, vraiment? Pas tout à fait. Hélène Lafortune jouit de la reconnaissance de ses pairs pour son expertise et son implication auprès des étudiants. Son travail a eu un impact positif sur plusieurs d’entre eux, dont Monsieur Christophe Guy, aujourd’hui directeur général de Polytechnique Montréal, qu’elle a côtoyé, alors qu’il était étudiant à la maîtrise.

« On me qualifie de disque dur de l’Association. Quand je suis arrivée, j’avais le même âge que les étudiants et quand j’ai quitté, ils étaient de l’âge de mes fils » avoue celle qui sait, néanmoins, conjuguer savoir-faire et expériences. « Je suis des cours de perfectionnement, je m’entraîne et je m’implique dans ma communauté, où j’ai été administratrice d’une caisse populaire pendant 15 ans. »

La communauté étudiante, une motivation!

Le support à la communauté étudiante a toujours été une priorité pour Hélène Lafortune, qui croit en l’importance de l’implication parascolaire. « Je disais souvent aux étudiants de ne pas rester dans leurs laboratoires, qu’il était important d’élargir leurs compétences, en s’impliquant au journal étudiant, au conseil d’administration ou au comité de direction. Je leur expliquais que, dans l’industrie, les patrons demandent souvent à leurs employés de siéger à des conseils d’administration, de représenter leur entreprise auprès des clients ou d’accomplir des tâches administratives. »

Mais Hélène Lafortune ne se limitait pas à promouvoir l’implication scolaire. Elle prodiguait aux étudiants des conseils qui allaient au-delà de leurs activités académiques, en jouant un peu le rôle de coach pour qu’ils travaillent sur eux et améliorent leurs aptitudes à communiquer. « Un jeune président est déjà venu me voir en me disant qu’il allait faire connaître son point de vue au directeur général pour qu’il sache ce qu’il pense vraiment. Je lui ai rappelé qu’il ne travaillait pas pour lui, mais pour ses membres. Que son rôle n’était pas de mettre en défaut le directeur, mais bien d’ajouter son point à la réunion du lendemain, et ce, de façon constructive pour rallier le conseil à sa vision des choses. »

L’importance des bourses à la mobilité étudiante

Au fil des ans, des centaines d’étudiants, dont la moitié d’entre eux était étrangers, ont défilé devant le bureau de Madame Lafortune. « Je suis stimulée par les étudiants internationaux, qui représentent ce qu’est pour moi l’université, c’est-à-dire l’univers dans une même cité : l’univers-cité », explique-t-elle, en précisant que les bourses à la mobilité étudiante sont très importantes, en raison de leur impact positif dans le développement des étudiants. « L’université vient du mot universel. Nos étudiants doivent aller voir ailleurs pour rapporter de nouvelles manières de faire, d’être et de comprendre le monde. C’est quelque chose d’essentiel! »

Si elle a toujours été très sensible aux défis des étudiants étrangers, Hélène Lafortune n’a pas seulement valorisé l’implication sociale et l’ouverture sur le monde dans son travail. Elle s’est aussi impliquée personnellement dans un projet d’aide humanitaire en 2010, où elle avait passé cinq semaines de vacances pour aller faire du bénévolat en Haïti.

L’idée a germé dans son esprit, à la suite du colloque Reconstruire Haïti — Horizon 2030, tenu à Polytechnique de Montréal, en mars 2010. Quelques courriels ont suffi pour qu’elle se retrouve bénévole au sein d’une communauté religieuse dans le sud-ouest du pays. Une fois sur place, c’était la désolation. « Rien n’avait été nettoyé ou reconstruit. On aurait dit que le tremblement de terre avait eu lieu la veille, même l’aéroport n’était pas en point. C’était terrible! »

Quelle leçon a-t-elle tirée de ce voyage? « J’allais avoir 60 ans l’année suivante et là-bas, on m’appelait la p’tite jeune. La plupart des religieuses ont entre 70 et 80 ans. Elles travaillent et font des plans d’avenir. Elles m’ont démontré qu’il n’y a pas d’âge pour avoir des projets. Que tant qu’on en a, on est vivant! »

Nul doute que des employés engagés et expérimentés comme Hélène Lafortune facilitent non seulement le parcours des étudiants, mais ils enrichissent l’ensemble des établissements de Campus Montréal.

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