Miguel Gagnon : un jeune boursier de talent!

14 mars 2014, 10h12

Talents d’ici

L’actrice Romy Schneider disait que le talent, c’est une question d’amour. Vu sous cet angle, Miguel Gagnon, étudiant en génie aérospatial à l’École Polytechnique de Montréal et récipiendaire de la prestigieuse Bourse Schulich Leader, est sans contredit un jeune homme de talent.

La vie sous toutes ses formes le passionne : sciences, arts, littérature, philosophie, langues et gestion. Rien n’échappe à l’attention de cet ancien étudiant en sciences de la nature du Cégep de la Gaspésie et des Îles, à un point tel qu’il avoue avoir eu des difficultés à s’orienter pour le choix de ses études.

Un boursier émérite

Du talent, Miguel Gagnon en a à revendre. L’an dernier, il a obtenu l’une des Bourses Schulich Leader, destinées aux étudiants qui entreprennent des études de premier cycle universitaire en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques. Les candidats à cette bourse renommée de 60 000 $ sont sélectionnés par leur propre cégep, selon leur excellence académique, leadership communautaire, d’affaires ou entrepreneurial et besoins financiers. « Je ne sais pas à quel point l’excellence scolaire est un facteur déterminant, puisque c’est l’université qui choisit les récipiendaires », affirme humblement celui dont la moyenne générale au cégep oscillait autour de 95 %.

Professeurs : des développeurs de talents!

Pour Miguel Gagnon, les professeurs et les professionnels en éducation sont les pivots des talents de demain. « La responsable des prêts et bourses de mon cégep a parlé de la Bourse Schulich Leader aux enseignants de sciences. Deux d’entre eux ont décidé de soumettre ma candidature. Pour obtenir cette bourse, l’implication scolaire est très importante. Mais pour que les étudiants participent, il faut des enseignants qui montent des projets et qui s’engagent énormément. »

L’étudiant en génie aérospatiale constate cette même passion chez ses professeurs de l’École Polytechnique, qui sont des ingénieurs de l’industrie. Il apprécie de pouvoir bénéficier de leur vision qui est à la fois théorique et pratique.

Un fier membre de la société technique Oronos Polytechnique

Depuis l’automne dernier, Miguel est directeur technique de la société technique Oronos Polytechnique, qui participera à une compétition de fuséologie en Utah, en juin 2014. « Chaque année, on construit une fusée et on va la lancer en Utah. Ce qu’il y a d’intéressant avec ce projet, c’est qu’on ne peut pas tester notre fusée, contrairement à une voiture que l’on pourrait essayer dans un stationnement. Notre objectif consiste à lancer notre fusée à une altitude précise de 10 000 pieds ou 25 000 pieds avec une expérience scientifique à l’intérieur, comme un système de diagnostic sur le comportement de la fusée en vol. »

Lors de cette compétition, l’École Polytechnique de Montréal se mesure à des universités renommées, telles que Yale, Cornell, UCLA et Georgia Institute of Technology. Le système de pointage des fusées prend en compte la complexité du concept, la construction par les étudiants et toute la pertinence de l’expérience. « Ça fait deux ans que l’École Polytechnique de Montréal est classée première pour la catégorie de 10 000 pieds », dit-il fièrement.

Une bourse qui mène loin

Grâce à l’obtention de la Bourse Schulich Leader, Miguel peut se consacrer pleinement à ses études, poursuivre son implication scolaire et travailler sur la fusée avec le groupe Oronos pendant la saison estivale. « J’ai aussi décroché un stage en aérodynamique pour l’été. Je vais avoir la chance d’assister un professeur, qui travaille sur l’interaction entre les fluides, les structures et les vibrations sur des générateurs de vapeur dans des centrales nucléaires. Ce sujet de recherche est novateur et il me permettra de comprendre ce qui influence vraiment l’aérodynamique. »

Au cours des prochaines années, Miguel dit vouloir s’impliquer davantage dans ses études et sa communauté. « La coopérative étudiante m’intéresse encore, puisque j’aime la gestion. Je désire aussi faire des études avancées. Mon stage d’été me permettra de savoir si cette voie est pour moi. Bref, je veux étudier, j’aime ça et grâce à la bourse que j’ai obtenue, je peux y consacrer toute mon énergie. Je suis très reconnaissant de cette opportunité et je ne peux que dire merci! »

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